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C'était
une journée comme les autres, et pourtant je sentais
qu'elle allait m'apporter plus de satisfaction dans mes
affaires...
Une fois de plus j'avais décidé de concrétiser la
signature des contrats concernant cette affaire que nous
voulions sceller depuis quelques années entre nos deux
établissements. Vous comprendrez qu'il m'est impossible
pour le moment d'en dire plus sur le contenu de ces
contrats.
Afin d'éviter que ces précieux documents soient détruits
avant la signature, ma secrétaire, la fidèle Melle
Kiglouss, s'était chargée de les taper au siège de ma
société. Je me suis ensuite rendu à l'improviste pour
voir M. Fantasio, très tôt après le déjeuner.
En arrivant dans l'immeuble je me suis rendu directement à
son bureau... Depuis toutes ces années les couloirs de
cette maison n'ont plus de secrets pour moi. Quelle ne fut
pas ma surprise quand j'ai vu que ce bouffon... ce Lagaffe,
le bien nommé, était dans le bureau voisin en train de
faire sa "popote"... Comme toujours j'ai
craint pour les contrats, que j'ai gardés précieusement
dans ma sacoche, de peur qu'il ne les brûle, les déchiquette,
les réduise en confettis, les mette en orbite, ou je ne
sais quoi encore de plus farfelu...
Et pourtant ! Bien qu'ayant déjà déjeuné copieusement,
le fumet de la soupe qu'il préparait me poussa, malgré moi
à lui en demander une assiette qui s'avérait succulente !
Ce cuisinier d'opérette avait réussi par le plus grand des
miracles à composer une soupe de poulet au poisson
totalement inédite... J'ai tout de suite vu le potentiel de
cette géniale trouvaille et... sans plus attendre... J'ai
signé un contrat avec M. Lagaffe pour l'exploitation de
cette formidable Chicken Soup au poisson, après m'être
légèrement emporté contre M. Fantasio qui avait obligé
M. Lagaffe à se débarrasser de ma soupe, dont une partie
est tombée sur mes chaussures !
 Par
contre, les trois exemplaires des contrats que j'ai signé
avec M. Fantasio, quelques minutes plus tard, et qui
étaient l'objet de ma visite inopinée, ont terminé leur
vie au fond de la soupière avec les autres légumes que M.
Lagaffe avait émincé et mixé, alors qu'il préparait
un troisième service de soupe pour le personnel
du troisième étage qui attendait avec impatience dans
l'escalier...
Décidément, on ne les signera jamais ces fichus contrats
!
En partant, sur le palier en attendant l'ascenseur, j'ai
voulu cirer mes chaussures dans une cireuse automatique qui
traînait là dans un coin sombre... Quelle idée j'ai eu
là... car mes godillots sont restés aussi couverts de
soupe, par contre mon pantalon est maintenant bien ciré,
coincé dans les rouleaux de cette machine...
Propos tirés du blog de Monsieur Aimé de
Mesmaeker, homme d'affaires en tous genres...
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Pour immortaliser ces moments de
"colère", Fariboles propose une statuette
à l'effigie de l'homme d'affaires... Le sculpteur, Pascal
Rodier, s'est inspiré d'un instantané que M. Franquin
a pris à la rédaction de Spirou lors d'une de ses visites
et qu'il a utilisé pour une vignette de la planche 348 (Album
5, page 44). Cette statuette en résine de 21 cm est
réalisée en série normale à 750 exemplaires... Pour la Série
Spéciale Marsu Productions, tirée à 75 exemplaires,
l'homme d'affaire sera représenté avec quelques affaires
en moins...
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